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Magazine PROF n°36

 


L'acteur 

Avec le jeu,
la parole se délie plus facilement

Article publié le 11 / 12 / 2017.

Professeur au Centre provincial d'enseignement secondaire, à Jodoigne, Bonaventure Kagné a créé le Jeu du migrant ®.

Bonaventure Kagné, qui ponctue ses propos de grands éclats de rire communicatifs, a créé un outil pour favoriser à l’école la co-construction du mieux vivre-ensemble.

Bonaventure Kagné : « Jouer peut modifier la perception que l’on a de l’autre ».
Bonaventure Kagné : « Jouer peut modifier la perception que l’on a de l’autre ».
© PROF/FWB

PROF : Quel a été votre parcours ?
Bonaventure Kagné :
Des études en droit public au Cameroun, un master en sciences politiques et administration publique et un diplôme d’études approfondies en relations internationales et politique européenne, à l'Université de Liège. J’ai été chercheur et assistant à la Faculté de droit, puis j'ai travaillé pour le Carrefour interculturel wallon et le Centre d'études et de mémoire des migrations subsahariennes (Cémis).

Pour utiliser auprès des jeunes mon expérience de travail avec les adultes, j’ai passé l’agrégation en Sciences sociales et politiques. Depuis cinq ans, j’enseigne la géographie et l'histoire en secondaire supérieur au Cepes, à Jodoigne.

Pourquoi avoir créé le Jeu du migrant ® ?(1)
À côtoyer des acteurs publics et privés, j’ai vu la difficulté de communiquer sur les migrations. Il y a tant d’amalgames, de stéréotypes, de malentendus ! De nombreuses recherches scientifiques existent pourtant, mais cela reste peu accessible. J’ai voulu créer un outil pédagogique accessible à un large public pour aider à comprendre les enjeux des migrations tout en s’amusant, sans gommer la complexité du sujet.

La pédagogie du jeu vous a paru la plus appropriée ?
Le jeu comme support à l’apprentissage peut permettre d’aborder des concepts et des situations complexes sans prise de tête.

Endosser le rôle d’un migrant à partir de scénarios didactiques décrits sur des cartes, qui sont autant de fragments de vie, fait mieux comprendre ce qui jette des milliers de personnes sur les routes pour une destination souvent inconnue. Cela permet de saisir les situations difficiles ou dangereuses et les interactions complexes entre lieux de départ et d'installation.

Enfin, jouer tend un miroir à chacun : comment se représente-t-il le migrant perçu comme « l’autre » ? Comment aurait-il réagi dans pareille situation ? C’est donc aussi un outil de découverte de soi-même.

À qui s'adresse cet outil ?
D’abord aux élèves du secondaire, mais aussi aux plus jeunes (dès 6 ans) et aux étudiants de l’enseignement supérieur.

Pour aider les enseignants à adapter le jeu selon le public, un cahier pédagogique a été construit, avec des propositions de séquences d’apprentissages, non linéaires, à mettre en scène. J’y resitue aussi la crise migratoire actuelle dans le contexte bien plus large de l’immigration en Belgique depuis 1830.

Vos collègues d’autres branches peuvent-ils l’utiliser ?
Le jeu est conçu selon une approche pluridisciplinaire : on peut donc l’utiliser aux cours d’histoire, de géographie, de sciences sociales mais aussi de français, de langues, de philosophie et citoyenneté. Car l’objectif du jeu, c’est la co-construction du mieux « vivre-ensemble », qui fait partie des apprentissages scolaires.

Avez-vous observé des changements dans vos classes ?
Eh bien oui ! L’école est proche d’un centre d’accueil pour demandeurs d’asile et organise un Daspa. Malgré cela, l’histoire migratoire, plus ou moins bien vécue, ne se raconte pas toujours. Avec le jeu, la parole peut se délier plus facilement.

Jouer peut modifier la perception que l’on a de l’autre. Je cite le cas de ces deux élèves que tout oppose, qui découvrent après avoir joué qu’ils ont une mémoire familiale semblable : leurs grands-parents sont d’origine immigrée, l’un est venu pour le travail et l’autre a quitté un pays natal en proie à la guerre.

Propos recueillis par
Catherine MOREAU

(1) Disponible au Cémis (en vente ou en location, le jeu existe en version poche et plateau, en français, en néerlandais et en anglais. http://www.cemis.org/le-jeu-du-migrant

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