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Magazine PROF n°36

 

L'info 

Oser sauver à l’école

Article publié le 11 / 12 / 2017.

Sans intervention immédiate, moins de 10% des victimes d’arrêt cardiorespiratoire s’en sortent. Alors, pourquoi ne pas « oser les gestes qui sauvent » à l’école ?

Dans la salle de gym du Centre scolaire S2J, à Liège, une trentaine de rhétos sont… assis. Mais ils ne resteront pas inactifs longtemps ! « Le but de cette formation (1), c’est que vous n’ayez plus à réfléchir si vous deviez vous trouver face à quelqu’un qui a fait un arrêt cardiorespiratoire, que les bons gestes soient des réflexes », explique Benoît Leroy, professeur d’éducation physique.

Avec ses collègues Benoît Leroy et Amaury Bailly, Caroline Schmitz consacre quelques heures de son cours à initier les élèves aux bons gestes face à un arrêt cardiorespiratoire
© PROF/FWB

Ces bons gestes se résument en cinq étapes : sécuriser la personne et les lieux ; vérifier si la personne est consciente ; voir, écouter et sentir si elle respire ; appeler le 112 ; puis pratiquer le massage cardiaque, la ventilation et la défibrillation.

Durant quatre fois deux heures, les élèves de 6e générale se sont initiés à ces gestes qui sauvent sur les huit mannequins et deux défibrillateurs achetés en commun par l’Institut Marie-Thérèse et par le Centre scolaire S2J. Outre Benoît Leroy (S2J), le projet implique Amaury Bailly (enseignant à Marie-Thérèse), Caroline Schmitz (qui donne cours dans les deux écoles) et leurs élèves de dernière année, en général, TT ou TQ.

L’initiative émane de la Ligue francophone belge de sauvetage (http://www.lfbs.org) qui, fin 2015, s’est jointe au département des Sciences de la Motricité de l’ULg. Pour la LFBS, les professeurs d’éducation physique, déjà secouristes ou sauveteurs, sont le meilleur relai pour cet apprentissage. Le matériel technique, conçu pour une classe entière, tient compte de la réalité budgétaire, et cette solution intégrée et autonome ne chamboule pas l’organisation de l’école.

Une phase test, en 2016-2017, a été suivie et évaluée dans le cadre du mémoire de Manon Collin, au sein du Service d'intervention et gestion en activités physiques et sportives du professeur Marc Cloes. Conclusions : une amélioration rapide et significative de l’assurance, des connaissances et compétences pratiques en matière de réanimation cardiopulmonaire et de défibrillation précoce.

La LFBS et l’ULg ont déjà assuré la formation d’une trentaine d’enseignants en juin 2017, lors des stages Cufocep. Le projet s’implante cette année 2017-2018 dans une vingtaine d’écoles, généralement avec du matériel que la Ligue prête aux enseignants durant six à huit semaines. Afin d’assurer une meilleure rétention des apprentissages, deux nouveaux mémoires viennent d’être lancés en adaptant le projet aux élèves de fin de primaire et du secondaire inférieur.

Pour aller plus loin et généraliser le projet, la LFBS espère une reconnaissance officielle permettant d’intégrer le cycle au programme d’éducation physique.

D. C.

(1) http://www.osersauveralecole.be