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DIES - Caractéristiques de l'outil

 

DIES est un outil multidimentionnel

L’internationalisation des établissements d’enseignement supérieur (EES) est considérée ici dans son acception la plus large et inclut les dimensions :

  • « Stratégie et politique d’internationalisation » ;
  • « Mise en œuvre de la stratégie et de la politique d’internationalisation » ;
  • « Enseignement » ;
  • « Recherche » ;
  • « Services à la collectivité » ;
  • « Personnels » ;
  • « Attention spécifique aux étudiants internationaux ».

DIES entend ainsi rendre compte de la diversité des stratégies et des politiques d’internationalisation, en fonction des acteurs de l’enseignement supérieur et du contexte dans lequel ceux-ci évoluent.

Les différentes dimensions de l’internationalisation se recouvrent en partie et certains des descripteurs d’internationalisation inclus dans une de ces dimensions auraient pu l’être également dans une ou plusieurs autres. Cependant, par souci de cohérence et de lisibilité, chaque descripteur n’apparaît dans DIES qu’au sein d’une seule dimension, celle où on estime qu’il a le plus d’impact. Par ailleurs, l’ordre de présentation des dimensions, et au sein des dimensions celui des différents descripteurs, n’obéit à aucun principe hiérarchique a priori.

DIES est un outil descriptif

DIES n’a aucune ambition prescriptive ou normative. Il vise au contraire à présenter le « champ des possibles » de l’internationalisation, de la manière la plus ouverte qui soit. Dans cette optique, l’outil propose, pour chaque dimension, une série de descripteurs d’internationalisation rendant compte d’autant d’aspects possibles des stratégies et des politiques d’internationalisation.

Il faut souligner que le concept de « descripteurs » diffère considérablement de celui d’« indicateur ». En effet, le descripteur :

  • permet de décrire de façon générale l’état d’un phénomène ;
  • est d’un usage optionnel (tous les descripteurs ne sont pas utiles à tous les utilisateurs) ;
  • n’est pas nécessairement quantifiable ;
  • permet aux EES de faire l’état des lieux de leurs pratiques en matière d’internationalisation, et de communiquer en interne et en externe à ce sujet ;
  • stimule la réflexion stratégique en interne.


L’indicateur, en revanche :

  • permet de mesurer les différentes variables constitutives d’un phénomène ;
  • est obligatoire (tous les utilisateurs doivent fournir des données relatives à tous les indicateurs) ;
  • vise à quantifier des performances ;
  • s’inscrit dans des logiques de benchmarking et de ranking ;
  • est constitutif des instruments de transparence, destinés à « rendre compte » (principe d’accountability) ;
  • est utile aux processus d’évaluation interne et externe.

Les descripteurs qui sont repris dans DIES, soit s’inspirent d’outils existants, soit ont été développés spécifiquement. Nous sommes particulièrement redevables du travail réalisé par les Experts Bologne flamands (Descriptoren internationalisering Hoger Onderwijs - Bologna experten 2009-2011, http://ebl.vlaanderen.be/publications/documents/29652), ainsi que du projet européen IMPI (Indicators for Mapping and Profiling Internationalisation, http://www.impi-project.eu/) et de la contribution apportée à ce dernier par nos collègues du Nuffic (Nederlandse organisatie voor internationalisering in het hoger onderwijs,http://www.nuffic.nl/).

DIES est un outil d’aide au pilotage de l’internationalisation

Comme mentionné en introduction, DIES s’adresse à l’ensemble du personnel en charge, à titres divers, de piloter l’internationalisation, du niveau le plus stratégique et gestionnaire à celui de l’exercice d’activités internationales dans le cadre de l’enseignement, de la recherche et des services à la collectivité. L’ambition de DIES est de permettre à ces utilisateurs :

  • de décrire plus aisément leurs stratégies, politiques et pratiques en matière d’internationalisation ;
  • de partager avec les différentes parties prenantes (autres EES, étudiants, personnels, administrations de la recherche, décideurs politiques nationaux et internationaux, etc.) une terminologie et un cadre conceptuel commun en matière d’internationalisation ;
  • par conséquent, de mieux communiquer et de façon plus cohérente à propos de leurs pratiques internationales, en interne comme en externe ;
  • de situer leurs stratégies, politiques et pratiques d’internationalisation actuelles à l’aune des différentes dimensions constitutives de l’internationalisation et de la diversité des descripteurs y afférant ;
  • de stimuler la réflexion quant à de nouvelles stratégies, politiques et pratiques d’internationalisation à développer.

DIES ne s’inscrit donc pas, au contraire des instruments de transparence fondés sur des indicateurs (benchmarks, rankings, etc.), dans une optique d’ « accountability » des EES par rapport aux autorités qui les financent. Pour autant, l’outil ouvre la possibilité à chaque utilisateur de développer, dans un second temps et pour son propre usage, les indicateurs ad hoc en rapport avec les descripteurs qu’il juge pertinents quant à ses stratégies et politiques d’internationalisation. Pour faciliter le travail des utilisateurs qui seraient engagés par ailleurs dans le projet européen de ranking multidimensionnel des universités U-Multirank (http://www.umultirank.org), nous rapportons en annexe les indicateurs d’internationalisation utilisés par U-Multirank aux différentes (sous-)dimensions proposées par DIES.

DIES repose sur une conception large de l’enseignement supérieur

DIES concerne les différentes catégories et cycles de l’enseignement supérieur (universités, hautes écoles, écoles supérieures des arts, établissements de promotion sociale), ainsi que la formation continue. Comme l’outil est ouvert et multidimensionnel, il n’y a pas de risque de standardisation ou de comparaison infondée, qui pourrait être lié à l’usage d’un même outil par des types d’usagers très différents. Dans la même optique, le concept d'activités d'apprentissage est pris dans son acception la plus large (cours, stages, mémoire, travaux pratiques, ateliers, etc.), de même que les notions de recherche et de services à la collectivité, de manière à intégrer l’expertise propre à tous les types d’EES.

Enfin, les descripteurs d’internationalisation se rapportent aux niveaux du « programme d’étude » (E) et/ou de l’ « institution » (I). Le niveau de l’« institution » renvoie aux aspects de l’internationalisation qui concernent prioritairement l’EES dans son ensemble. Le niveau du « programme d’étude » concerne, au sens large, les différents sous-ensembles constitutifs de l’EES (filières, départements, facultés et instituts de recherche, voire sites et secteurs). Ces deux niveaux ne doivent cependant pas être envisagés de façon restrictive, du fait de l’interaction souhaitable entre eux, et de la nécessité de combiner les approches bottom-up et top-down.