Enseignement.be - L’éveil aux langues en Fédération Wallonie-Bruxelles - Question fréquemment posées
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L’éveil aux langues en Fédération Wallonie-Bruxelles - Question fréquemment posées

 

 


Réponses

A quel âge peut-on commencer l'éveil aux langues?

Le matériel Eole élaboré en Suisse s'adresse à des enfants de la première enfantine (ce qui équivaut à la deuxième maternelle en Belgique) jusqu'à la fin de l'enseignement primaire. Cependant, les essais préliminaires ont mis en évidence que la plupart des activités Eole étaient difficiles pour nos élèves de 3e maternelle et hors de portée pour les plus jeunes. Les outils proposés en Communauté française comportent quelques activités adaptées aux élèves de 3e maternelle. Il semble qu'avec les enfants de 1re et de 2e maternelles, le type d'activités proposées soit moins adapté: sans doute serait-il utile de prévoir des activités où l'écoute de sons, les jeux de discrimination auditive, l'apprentissage de chansons, de comptines, ... tiendraient une place prépondérante. Une équipe canadienne, Elodil, propose sur son site quelques activités téléchargeables destinées aux élèves du préscolaire.

(Dernière mise à jour de cette réponse le 2019-05-24 14:52:12)

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A quel rythme les activités doivent-elles être proposées?

Il n'existe pas de règle impérative en la matière et les décision doivent reposer sur le bon sens : un espacement excessif des activités risque d'en faire « perdre le fil » ; en revanche, y consacrer trop de temps, surtout si les liens avec les autres matières du programme ne sont pas bien mis en évidence, risque d'encombrer la classe. A titre indicatif, il est intéressant de rappeler les réponses données par les enseignants qui ont participé à l'expérience pilote au terme de celle-ci : si les conditions qu'ils jugent indispensables sont réunies, ils envisagent de mettre en oeuvre une moyenne de 5,2 outils par année scolaire (les réponses se répartissent entre « 3 à 4 » et 8). Pendant l'expérience pilote, ils ont en moyenne consacré 3 à 4 séances à chaque activité. Les durées moyennes des séances varient selon l'année d'études : 27 minutes en 3e maternelle, 29 au 1er degré, 36 au 2e degré et 46 au 3e degré. Des moments de rappel plus informels, non comptabilisés, complètent ces séances, surtout chez les plus jeunes.

(Dernière mise à jour de cette réponse le 2019-05-24 14:51:59)

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A-t-on mesuré les effets de l'éveil aux langues sur les élèves avant de l'introduire en Communauté française?

L'évaluation quantitative des effets était au coeur du projet evlang (un projet du programme Socrates, auquel cinq pays ont participé). Le programme est susceptible d'induire auprès des élèves un intérêt pour la diversité, une ouverture à ce qui est non familier et un désir plus grand d'apprendre des langues. Il permet également de développer de meilleures performances en mémoire et discrimination auditives, mais les évaluateurs d'Evlang considèrent comme un minimum 30 heures d'exposition (voire 35 ou 40, selon le domaine) pour que les résultats deviennent perceptibles. Même si les enseignants tendent à considérer que l'éveil aux langues joue un rôle positif par rapport aux compétences des élèves en langue de l'école, jusqu'à présent, aucun impact significatif n'a été mis en évidence à cet égard. Ce constat doit probablement être nuancé. D'une part, les épreuves destinées à mesurer cet effet étaient des épreuves « classiques » : si on peut attendre de l'éveil aux langues un effet sur la maîtrise de la langue de l'enseignement, est-il certain que les épreuves habituellement utilisées par les enseignants soient le meilleur prédicteur d'un tel effet ? D'autre part, la durée moyenne d'exposition aux programmes d'éveil aux langues (30 à 35 heures) pourrait être trop limitée par rapport au nombre d'heures d'enseignement de la grammaire auquel les élèves en fin de l'école primaire ont été soumis.

(Dernière mise à jour de cette réponse le 2019-05-24 14:51:08)

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Comment intégrer les activités dans l'horaire?

L'expérience acquise lors de la phase pilote suggère différentes façons de procéder. Dans la très grande majorité des cas, les activités ont été mises en oeuvre par les titulaires des classes concernées. D'autres arrangements ont quelquefois été observés : un enseignant qui assume l'éveil aux langues dans la classe d'un collègue moins intéressé par l'approche (ou un regroupement spécifique à l'éveil aux langues des élèves d'un degré). Si ces arrangements ont permis dans un premier temps d'impliquer dans le projet des élèves dont le titulaire n'était pas volontaire, et pourraient à l'avenir faciliter la continuité au niveau des élèves, les enseignants concernés connaissent moins bien le niveau de la classe et les apprentissages en cours, et les liens avec les autres matières sont beaucoup plus difficiles à établir ; en ce qui concerne les plus jeunes, l'enseignant regrette de ne pouvoir créer un « coin » d'éveil aux langues dans la classe, ni procéder à des rappels des activités. La mise en oeuvre de l'éveil aux langues dans le quotidien des classes s'est réalisée selon différentes formules. Dans certaines classes primaires, l'éveil aux langues avait sa place dans l'horaire hebdomadaire, et y remplaçait une période de cours de français. En particulier, là où un autre enseignant que le titulaire de classe a pris en charge l'éveil aux langues, il fallait définir au préalable les plages horaires qui seraient consacrées à ces activités. Dans la plupart des cas, cependant, l'éveil aux langues était intégré aux activités habituelles. Dans certaines classes, la vie quotidienne a été émaillée de « rappels », au gré des circonstances. Enfin, dans quelques cas, l'éveil aux langues a été associé à d'autres activités : « Le petit cheval » a donné lieu, dans une classe de maternelle, à la visite d'un manège. Lors d'une fête d'école, les élèves ont laissé s'envoler des ballons auxquels ils avaient attaché des cartes demandant aux personnes qui les trouveraient de les renvoyer en notant « bonjour » dans les langues qu'ils connaissaient. Dans le cadre d'un projet, les enfants d'un cycle 5-8 ont participé à la construction d'une bibliothèque plurilingue.

(Dernière mise à jour de cette réponse le 2019-05-24 14:53:48)

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Comment transformer un projet personnel en un projet d'école?

Les contacts et les échanges entre enseignants à propos de l'éveil aux langues (mais la situation est-elle différente dans les autres domaines ?) ne coulent pas de source : des pratiques pédagogiques nouvelles peuvent s'implanter sans que les membres de l'équipe pédagogique éprouvent le besoin, ou l'envie, d'en discuter entre eux. Parmi les éléments susceptibles de jouer un rôle facilitateur par rapport à de tels échanges, il faut souligner l'importance d'un projet d'établissement ménageant une large place aux objectifs poursuivis par l'éveil aux langues et celle d'un vécu commun, du fait d'assister à des activités d'éveil aux langues ou d'être titulaire d'élèves qui bénéficient de telles activités organisées par un collègue, en tant que base d'un dialogue.

(Dernière mise à jour de cette réponse le 2019-05-24 14:55:17)

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Des élèves cobayes?

Parle-t-on d'élèves cobayes lorsqu'un enseignant modifie sa façon d'enseigner tel problème, ou lorsqu'il renouvelle les livres proposés aux élèves ? Non, bien sûr ! Lorsqu'un enseignant met en place des activités d'éveil aux langues dans sa classe, ce doit être parce qu'il estime que celles-ci vont aider les enfants à développer les compétences qui sont attendues d'eux. C'est pour aider à cette réflexion que la présentation de chaque activité débute par une indication des liens avec les différents programmes. Mais bien sûr c'est à l'enseignant qu'appartient la décision finale : c'est à lui de juger de l'intérêt de l'activité par rapport à ses élèves et aux objectifs à poursuivre.

(Dernière mise à jour de cette réponse le 2019-05-24 15:00:49)

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Des indices relatifs à l'impact de l'éveil aux langues sur les élèves ont-ils été recueillis?

La plupart des effets sont probablement encore trop ténus ou trop diffus, vu les limites dans le temps d'exposition par rapport au seuil déterminé par Evlang, pour se traduire par des modifications significatives des moyennes. Différentes informations recueillies tant auprès des enfants eux-mêmes que de leurs enseignants convergent cependant pour confirmer que les activités d'éveil aux langues favorisent des apprentissages importants. La quasi-totalité des élèves eux-mêmes estiment qu'ils apprennent des choses intéressantes dans le cadre de l'éveil aux langues et qu'ils n'y perdent pas leur temps. Malgré la difficulté du travail d'introspection et de la tâche d'expression écrite demandés, certains d'entre eux sont capables d'étayer leur position en donnant des exemples très explicites qui reflètent l'acquisition de connaissances d'ordre général à propos des langues ou des cultures, ou des changements d'attitudes dans ces domaines. Observateurs privilégiés de leurs élèves, certains enseignants évoquent des réflexions d'enfants qui semblent refléter des prises de conscience importantes. Plus globalement, ils considèrent que l'éveil aux langues a eu un impact sur leurs élèves, principalement au niveau de leurs attitudes et de certaines aptitudes, mais beaucoup moins au niveau des compétences. Ces premiers résultats attestent de ce que l'éveil aux langues, tel qu'il a été mis en oeuvre, et malgré une intensité réduite par rapport aux recommandations fondées sur les résultats d'Evlang, a déjà permis des découvertes, des prises de conscience, voire des changements d'attitudes chez une partie des bénéficiaires.

(Dernière mise à jour de cette réponse le 2019-05-24 15:01:38)

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Faut-il se former et si oui, comment?

La plupart des enseignants impliqués dans Evlang ont bénéficié de quelques jours de formation. Les enseignants engagés dans l'expérience pilote en Communauté française ont bénéficié de trois journées de formation « inter-écoles », par niveau et de trois rencontres « intra-écoles ». Cet encadrement a dans l'ensemble été jugé très positif. : le travail par niveaux est indispensable pour l'approfondissement des échanges au sujet des supports et l'établissement de contacts professionnels au-delà de l'école ; il est très utilement complété par les rencontres au sein d'une même école, qui donnent l'occasion d'un travail plus axé sur chaque institution, ses priorités, son contexte, et peut favoriser les échanges pédagogiques entre collègues. En ce qui concerne la méthodologie employée, la présence d'une personne bénéficiant déjà d'une expérience pratique lors d'une des rencontres a nettement enrichi la formation et l'occasion de vivre les outils en tant qu'apprenants a généralement été jugée très intéressante. Trois activités semblent particulièrement indiquées pour cette première expérience : « Frère Jacques » (cycle 5-8), "Des animaux en nombre» (cycle 8-10) et « A la découverte des mots venus d'ailleurs » (cycle 10-12). Quant à l'expérience de quelques volontaires en dehors des écoles pilotes, qui ont travaillé sur la base des documents EOLE, mais sans aucun accompagnement, elle a mis en évidence la possibilité pour certains de s'engager de façon autonome dans la démarche, mais également le souhait d'une formation, voire la nécessité d'un suivi ou d'un soutien pour d'autres. En conclusion, il semble qu'une lecture attentive des documents puisse suffire à certains enseignants, mais que pour la majorité d'entre eux, une formation soit souhaitable, ne fût-ce que pour les aider à entrer, sans inquiétude excessive, dans une démarche qui ne leur est pas familière, et pour les aider à bien saisir ce qui est essentiel dans les outils proposés (voir aussi «Quel soutien mettre en place pour l'équipe?»).

(Dernière mise à jour de cette réponse le 2019-05-24 15:02:23)

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L'éveil aux langues est-il surtout utile dans les milieux multilingues?

En milieu multilingue, la diversité est présente, mais encore faut-il pouvoir la prendre en considération dans les activités didactiques et en tirer un parti positif. En milieu monolingue, le défi est plutôt d'enrichir l'environnement d'enfants qui, même si leur environnement actuel est très homogène, sont appelés à participer à une société multilingue et multiculturelle. L'éveil aux langues concerne donc les classes monolingues comme les classes multilingues. Les activités eole suggèrent d'ailleurs très souvent des variantes à privilégier selon qu'il s'agit d'une classe plutôt mono ou multiculturelle et l'adaptation des activités à la Communauté française a, dans la mesure du possible, pris en considération la spécificité des classes situées dans un environnement très homogène sur le plan linguistique. En particulier, une banque de mots (écrite et sonore) a été réalisée, qui pourra être utilisée pour enrichir plusieurs activités.

(Dernière mise à jour de cette réponse le 2019-05-24 15:03:14)

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L'éveil aux langues fait-il double-emploi avec l'apprentissage des langues dans nos écoles?

S'ajoutant aux cours de langue obligatoires en fin de primaire, à l'immersion, à l'apprentissage précoce, l'éveil aux langues ne risque-t-il pas de contribuer à une dispersion des approches et, finalement, à une réduction de l'efficacité de l'apprentissage des langues ? Tout d'abord, il importe de souligner que l'immersion comme l'apprentissage précoce constituent des formules d'apprentissage des langues qui ne sont mises en oeuvre que dans un nombre limité d'écoles. La généralisation de ces approches poserait d'ailleurs des difficultés au niveau du recrutement d'enseignants porteurs des titres requis. L'éveil aux langues est plus facilement généralisable, puisque ce sont les titulaires qui sont les mieux placés pour l'enseigner, et que les activités proposées développent simultanément des compétences qui devraient être abordées dans d'autres cours. Il permet de motiver les élèves à apprendre une langue et de les doter de compétences métalinguistiques susceptibles de faciliter l'apprentissage de n'importe quelle langue (par exemple en rendant explicite l'existence de différences dans l'ordre des mots ou l'oralisation d'une même graphie). Certaines des compétences au centre de l'éveil aux langues sont susceptibles de faciliter le transfert des connaissances acquises dans une langue moderne lorsque l'élève est amené à la remplacer par une autre.

(Dernière mise à jour de cette réponse le 2019-05-24 15:03:57)

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Le programme est déjà bien chargé, comment y ajouter encore quelque chose de nouveau?

L'éveil aux langues ne constitue pas une matière en soi. C'est plutôt un nouveau moyen d'atteindre un des quatre objectifs de l'enseignement obligatoire « préparer tous les élèves à être des citoyens responsables, capables de contribuer au développement d'une société démocratique, solidaire, pluraliste et ouverte aux autres cultures », ainsi que de développer simultanément un très large éventail de compétences prescrites par les socles. Les liens entre les programmes et les activités choisies pour la brochure diffusée dans les écoles ont également été analysés pour l'enseignement organisé par la Communauté française, l'enseignement officiel subventionné et l'enseignement libre subventionné catholique. L'intérêt des activités par rapport aux programmes est d'ailleurs l'un des critères pris en considération lors du choix de ces activités à proposer aux écoles.

(Dernière mise à jour de cette réponse le 2019-05-24 15:04:46)

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Les effets de l'expérience pilote sur les élèves ont-ils été mesurés?

Au terme de l'expérience en Communauté française, le nombre d'heures d'activités d'éveil aux langues n'a généralement pas suffi pour donner lieu à des progrès significatifs de l'ensemble des élèves concernés entre novembre 2003 et juin 2004, que ce soit au niveau des attitudes, des aptitudes ou des compétences évaluées. Les différences entre les situations mises en oeuvre, selon la classe, peuvent aussi contribuer à rendre moins visibles d'éventuels progrès spécifiques : si telle activité développe effectivement la confiance en soi par rapport à l'apprentissage des langues, mais que trois enseignants seulement l'ont mise en oeuvre, on peut s'attendre à ce que cet effet spécifique soit noyé dans l'ensemble des résultats. Ces résultats sont conformes à ce qu'Evlang permettaient de prédire, car le nombre d'heures d'exposition de chaque enfant à l'éveil aux langues lors de l'expérience pilote (un peu moins de 8 heures 30 en moyenne), est largement inférieur au seuil de 30, 35 voire 40 heures au-delà duquel des effets significatifs devraient être attendus. On observe cependant déjà après les quelque 7 mois de confrontation à'éveil aux langues un pourcentage plus élevé d'élèves désireux d'apprendre une langue étrangère, accompagné de la mention d'un plus grand nombre de langues. Les enfants affirment également écouter plus souvent des chansons, particulièrement en langue étrangère, et se contenter moins souvent d'écouter la mélodie. Ces derniers résultats sont cependant à prendre avec prudence, car paradoxalement la fréquence des stratégies alternatives face à des chansons en langue étrangère (comme essayer de reconnaître l'un ou l'autre mot) stagne, voire diminue légèrement.

(Dernière mise à jour de cette réponse le 2019-05-24 15:05:47)

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Peut-on faire de l'éveil aux langues dans une école en immersion?

L'immersion vise l'acquisition d'une langue moderne par le biais de l'enseignement d'autres matières au moyen de cette langue. Les enfants immergés sont donc déjà en contact étroit avec deux langues. Si, à notre connaissance, aucune étude empirique n'a cherché à mesurer les effets de l'éveil aux langues chez des enfants en immersion, on peut en attendre une facilitation des apprentissages et une généralisation de ceux-ci, ainsi qu'une ouverture plus grande aux autres langues. Deux réserves doivent cependant être formulées : d'une part, il peut être lourd, pour une équipe éducative, de mettre en route simultanément deux innovations ; d'autre part, il est probablement peu indiqué d'introduire les activités d'éveil aux langues dans la partie des cours dispensés en langue cible : non seulement le matériel n'est pas complètement disponible dans les langues de l'immersion, mais les activités risquent d'être ardues pour des élèves qui ne maîtrisent pas encore suffisamment la langue utilisée ; en revanche, des activités d'éveil aux langues peuvent certainement s'intégrer aux cours donnés en français.

(Dernière mise à jour de cette réponse le 2019-05-24 15:06:38)

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Pourquoi ne pas se centrer sur une seule langue (ou sur quelques langues)?

Le principe de l'éveil aux langues, c'est la confrontation à des langues différentes et les comparaisons. Des contrastes et des ressemblances naissent les réflexions et les prises de conscience. Comme il ne s'agit pas d'apprendre une langue, le matériau est en effet beaucoup plus riche s'il comprend une diversité de langues. L'éveil aux langues basé uniquement sur les langues autorisées dans le cadre de l'enseignement obligatoire dès la 5e année primaire, par exemple, ne permettrait pas de réfléchir à certaines caractéristiques linguistiques et culturelles : d'une part l'allemand, le néerlandais et l'anglais sont trois langues germaniques ; d'autre part, les langues romanes comme le français et les langues germaniques ont une origine commune. Il est donc utile d'élargir l'éventail à des langues plus différentes, pour favoriser la prise de conscience des spécificités des langues qu'on connaît, et pour découvrir d'autres réalités. Enfin la présence, même occasionnelle, des langues maternelles des enfants lorsque certains sont d'origine étrangère (voire lorsque leur famille ou certains de ses membres utilisent une langue régionale comme le wallon) contribue à leur donner confiance en eux, à valoriser leur culture (et on sait combien il est important que chaque enfant se sente reconnu), ainsi qu'à renforcer chez les francophones le respect et la considération positive des différences.

(Dernière mise à jour de cette réponse le 2019-05-24 15:08:46)

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Pourquoi varier les langues d'une activité à l'autre?

Si les langues varient d'une activité à l'autre, c'est principalement parce qu'elles ont été choisies en fonction du sujet abordé et des objectifs poursuivis. C'est d'ailleurs dans le respect de ce principe que les ajouts ou les remplacements d'une langue par une autre dans le cadre d'une adaptation des outils didactiques au contexte linguistique de Belgique ont été proposés et réalisés : les équivalences fonctionnelles des langues par rapport à l'objectif visé ont à chaque fois été prises en compte. Ainsi, l'activité Eole « Et pourquoi pas 'la' soleil et 'le' lune ?», portant sur le genre des noms, souvent source de difficultés lors de l'apprentissage d'une langue moderne, englobe un certain nombre de langues jugées propices à enrichir les comparaisons et la réflexion sur ce thème. Elle intègre notamment le swahili qui est une langue bantoue très répandue dans les pays de l'Afrique de l'Est. Dans cette langue les noms se répartissent en classes (les être humains composent une de ces classes) marquées par un préfixe qui diffère selon que le nom est au singulier ou au pluriel (mtu = l'homme et watu = les hommes); la catégorisation ne reflète donc pas une distinction entre féminin et masculin. Cette activité permet aux élèves de saisir la différence entre le genre naturel et le genre grammatical. Elle vise également à susciter une réflexion des élèves sur les différences entre les langues et à amener les élèves à mieux comprendre et accepter la diversité des langues.

(Dernière mise à jour de cette réponse le 2019-05-24 15:09:36)

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Quand et comment informer les parents?

L'éveil aux langues, c'est une façon différente de proposer certaines des activités d'apprentissage, en veillant à poursuivre simultanément les objectifs d'ouverture à la différence et de vision positive de la diversité prévus par le Décret-missions de 1997. Il ne s'agit donc pas d'une nouvelle matière, ni d'une modification significative du curriculum. Dès lors, certains directeurs jugent plus raisonnable d'informer les parents lorsque les enseignants sont déjà quelque peu familiarisés avec l'approche. L'information est habituellement intégrée à d'autres, lors de l'une des réunions de parents que vous organisez : une réunion de parents spécialement dédiée à l'éveil aux langues, dont vous prendriez l'initiative, risquerait de donner erronément l'impression que cette approche va bouleverser l'enseignement et d'inquiéter. En revanche, si des parents s'y intéressent, posent des questions, il deviendra peut-être nécessaire de leur proposer une information spécifique. Plutôt que de longs développements théoriques, le vécu d'une activité bien choisie peut être utile pour aider à comprendre concrètement de quoi il s'agit ... Et sur cette base, il devient plus facile d'expliquer les objectifs, les autres activités proposées, ... Un montage vidéo réalisé par une des équipes engagées dans l'expérience pilote (école de Aye) donne un aperçu rapide d'une variété d'activités et peut remplacer de longs discours. Pour se le procurer, il faut prendre contact avec le directeur de l'école Saint Remacle de Aye.

(Dernière mise à jour de cette réponse le 2019-05-24 15:14:53)

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Que pensent les enseignants de l'impact de l'éveil aux langues sur les comportements des enfants?

Chacun des enseignants engagés en 2003-2004 dans la mise en place expérimentale de l'éveil aux langues a été invité à préciser, au terme de l'année, quels étaient, selon lui, les effets des activités d'éveil aux langues pratiquées dans sa classe, en indiquant, pour une série d'effets possibles, la proportion d'élèves chez qui il s'était produit (« Aucun élève », « Quelques élèves », « La plupart des élèves » ou « Tous les élèves »). Une rubrique « Je ne sais pas » était également prévue. Pendant cette année scolaire, les enseignants ont en moyenne mis en oeuvre 4 activités, pour une durée totale moyenne d'un peu moins de 8 heures 30. La grande majorité des 24 enseignants qui ont complété le questionnaire estime que la plupart de leurs élèves, voire la totalité, ont progressé en ce qui concerne la tolérance des différences (21 avis positifs sur 24), la compréhension du fonctionnement des langues (17 avis sur 21), les attitudes positives à l'égard des autres langues et cultures (19 avis sur 24), la curiosité et l'intérêt pour l'apprentissage des langues (19 avis sur 23), les attitudes à l'égard des locuteurs d'autres langues (17 avis sur 21), les capacités d'écoute (17,5 avis sur 23) et de discrimination auditive (17 avis sur 21). Face à 3 autres items, bon nombre d'enseignants sont perplexes (7 à 10 réponses « Je ne sais pas », selon la question) et les avis des autres sont assez partagés : la confiance des élèves face à des tâches dans des langues non familières (12 avis « positifs » sur 17), la capacité à apprendre les langues (7 avis sur 14) et les compétences en français (7 avis sur 17). Enfin la majorité des enseignants n'a pas constaté de progrès en ce qui concerne les compétences grammaticales en français (8 avis « positifs » sur 18) et l'utilisation d'outils de référence (8 avis sur 19).

(Dernière mise à jour de cette réponse le 2019-05-24 15:19:37)

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Quel intérêt y a-t-il à examiner des langues minoritaires?

Déjà en 1989, Coste (in de Goumoëns, De Pietro & Jeannot, 1999) expliquait qu'il est difficile de définir le concept de langue minoritaire dans le contexte scolaire. Selon lui, il existerait plusieurs formes et degrés de minorisation. Tout d'abord, il y a les enfants qui ont grandi dans un contexte langagier régional (par exemple en parlant wallon). Dans une seconde forme de minorisation, les enfants parlent une langue minoritaire reconnue comme langue par le système scolaire, mais qui est majoritaire dans un autre pays (par exemple le marocain). Enfin, certaines langues d'enfants immigrés sont jugées minoritaires non seulement dans le pays d'accueil, mais aussi dans le pays d'origine (par exemple une partie des enfants marocains immigrés parlent le berbère, reconnu comme langue minoritaire au Maroc). Pourquoi alors intégrer ces langues ? Les langues minoritaires des enfants venus d'ailleurs apportent des matériaux qui peuvent être très différents des ressources plus locales (le français, les langues des pays voisins) et donc constituer un moyen idéal pour découvrir d'autres fonctionnements langagiers. Les langues régionales endogènes comme le wallon sont, quant à elles, intéressantes pour leurs liens avec le français, avec d'autres langues romanes. De façon générale, l'introduction des langues minoritaires dans les activités en classe permet de développer chez les élèves l'intérêt pour ces langues et des attitudes positives à l'égard de la diversité linguistique. En réservant une place aux langues minoritaires, les activités d'éveil aux langues leur donnent une légitimité et contribuent à renforcer l'estime pour les élèves parlant les langues minoritaires tant chez eux-mêmes que chez leurs condisciples. L'enjeu n'est pas de nier l'existence des rapports de force et des statuts des langues, mais au contraire, d'en prendre conscience et d'affronter un certain nombre de stéréotypes et de représentations.

(Dernière mise à jour de cette réponse le 2019-05-24 15:20:23)

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Quel soutien mettre en place pour l'équipe?

Tout d'abord, il importe de veiller à ce que deux ou plusieurs enseignants s'engagent ensemble dans l'éveil aux langues : face à une innovation, il est toujours intéressant de pouvoir partager tant ses succès que ses inquiétudes avec un collègue, qui découvre l'approche en même temps. Faire le point sur les activités d'éveil aux langues lors des réunions de concertation est aussi une façon de reconnaître l'intérêt de leur investissement (et peut donner l'occasion à des collègues initialement plus réticents de revoir leur position). La réflexion sur l'éveil aux langues peut s'inscrire dans le cadre de la formation en cours de carrière, aux différents niveaux. D'une part l'Institut pour la formation en cours de carrière xxx lien offrait une formation à l'éveil aux langues en 2005-2006 et le fera peut-être encore à l'avenir ; d'autre part, l'éveil aux langues peut tout à fait s'inscrire dans le cadre des actions de compagnonnage : des actions de compagnonnage, définies comme des activités qui permettent à des enseignants d'écoles ou d'implantations différentes de se rencontrer et de partager des expériences pédagogiques, peuvent être assimilées à des formations. Pourquoi ne pas mettre en place une ou deux journées d'échanges entre des enseignants de deux ou de quelques écoles engagés dans l'éveil aux langues ? (voir aussi « Faut-il se former et si oui, comment ?). Enfin il importe d'encourager les enseignants à utiliser le site d'éveil aux langues, où ils peuvent trouver des informations spécifiques (cfr "liste instit")

(Dernière mise à jour de cette réponse le 2019-05-24 15:24:51)

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Quel soutien mettre en place pour l'équipe?

Tout d'abord, il importe de veiller à ce que deux ou plusieurs enseignants s'engagent ensemble dans l'éveil aux langues : face à une innovation, il est toujours intéressant de pouvoir partager tant ses succès que ses inquiétudes avec un collègue, qui découvre l'approche en même temps. Faire le point sur les activités d'éveil aux langues lors des réunions de concertation est aussi une façon de reconnaître l'intérêt de leur investissement (et peut donner l'occasion à des collègues initialement plus réticents de revoir leur position). La réflexion sur l'éveil aux langues peut s'inscrire dans le cadre de la formation en cours de carrière, aux différents niveaux. D'une part l'Institut pour la formation en cours de carrière xxx lien offrait une formation à l'éveil aux langues en 2005-2006 et le fera peut-être encore à l'avenir ; d'autre part, l'éveil aux langues peut tout à fait s'inscrire dans le cadre des actions de compagnonnage : des actions de compagnonnage, définies comme des activités qui permettent à des enseignants d'écoles ou d'implantations différentes de se rencontrer et de partager des expériences pédagogiques, peuvent être assimilées à des formations. Pourquoi ne pas mettre en place une ou deux journées d'échanges entre des enseignants de deux ou de quelques écoles engagés dans l'éveil aux langues ? (voir aussi « Faut-il se former et si oui, comment ?). Enfin il importe d'encourager les enseignants à utiliser le site d'éveil aux langues, où ils peuvent trouver des informations spécifiques (cfr "liste instit")

(Dernière mise à jour de cette réponse le 2019-05-24 15:27:33)

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