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hauts potentiels - espace 'tout public' - situations vécues

 

Martine, 4 ans

Martine a un peu plus de 4 ans, elle est actuellement en troisième maternelle.

Ses parents la décrivent comme une enfant très sociable, vive, impulsive, curieuse de tout, toujours en mouvement, à l’expression orale aisée quel que soit le contexte.

Sa maman parle de son développement précoce et se souvient qu’elle tenait en position assise à quatre mois, marchait à 10 mois, s’exprimait correctement à 12 mois.

Depuis toute petite, ses parents trouvent qu’elle est « différente des autres » enfants de son âge.

Dès trois ans, Martine reconnaît les lettres de l’alphabet et effectue des opérations arithmétiques (additions, soustractions) sans matériel.

A quatre ans, elle se lave et s’habille sans aide.

Elle veut apprendre à lire et à écrire toute seule, ce qu’elle fait sans que ses parents ne comprennent bien comment elle a fait.

Aujourd’hui, lorsqu’elle parle spontanément de sa vie à l’école, Martine dit qu’elle s’ennuie, qu’elle n’aime pas les jeux de « petits », que les enfants de sa classe sont très « bébés » !

Son institutrice a constaté qu’elle a perdu son entrain et sa motivation surtout lorsqu’il s’agit d’activités de coloriage ou d’activités répétitives. Par contre, lorsqu’elle est mise dans une situation de défi ou face à une démarche plus complexe, Martine se réveille et retrouve son enthousiasme.

Le soir, c’est le moment où Martine pose de nombreuses questions à ses parents sur la vie, la mort, l’univers, l’infini…, ils ne savent pas toujours comment ni quoi lui répondre. Souvent, elle s’endort difficilement. Il lui arrive régulièrement de faire des cauchemars. Son père n’en est pas étonné car il trouve qu’elle a une sensibilité à fleur de peau et qu’elle est comme une « éponge » parce qu’elle perçoit avec une grande acuité les variations d’atmosphère et semble « absorber » les émotions des personnes qui l’entourent. Elle a donc souvent besoin d’être rassurée.

Les parents de Martine se demandent comment lui permettre de s’épanouir en tenant compte de sa précocité dans certains domaines, de sa sensibilité et de son âge réel.

Benoît, 7 ans

Benoît est en quatrième année primaire.Il est présenté comme un enfant qui n’est pas facile mais sympathique. Vif et créatif, il a tendance à transgresser les limites qui lui sont données et cela depuis toujours.

Ses parents ont le sentiment qu’ils doivent justifier chaque règle mise en place.

Rapide d’esprit, drôle, un peu particulier, il utilise son imagination dans tous les domaines.

Par exemple, il construit des véhicules originaux qu’il resitue dans différents contextes historiques. Avec son père, Benoît se documente abondamment sur les thèmes qui le passionnent souvent dirigés vers les camions de gros tonnage, les grues mais aussi sur l’évolution des moyens de transport au cours des siècles.

C’est donc avec étonnement que ses parents constatent que ses résultats scolaires ne correspondent pas à ses capacités. Lui qui a toujours été en demande d’apprentissage, il fait le minimum requis à l’école. Il est considéré comme étant un enfant distrait, éprouvant même des difficultés à répondre aux consignes simples, Son niveau de lecture est considéré comme faible sauf quand il lit des choses qui l’intéressent…

La séance des devoirs à domicile se transforme en calvaire. Ils s’éternisent et les activités les plus simples sont rarement réussies. La mère et l’enfant sont en perpétuel conflit.

Ses parents s’inquiètent pour Benoît car son année est considérée en danger. S’il ne remonte pas la pente, il devra la redoubler.

Suite à une rencontre entre l’institutrice de Benoît et ses parents, un bilan global est demandé.

Le psychologue met en évidence que Benoît possède de hautes potentialités intellectuelles mais avec un profil peu harmonieux. Certains troubles instrumentaux et de l’attention sont tangibles Cela peut expliquer en partie les résultats scolaires décevants et la différence de perception des capacités de Benoît entre l’institutrice et les parents.

Luc, 16 ans

Luc fréquente une classe de 3ème secondaire de l’enseignement général.

Depuis sa petite enfance, il montre une évolution en « dents de scie », très rapide dans certains domaines et lent dans d’autres. Il a toujours donné l’impression d’une nonchalance qui pouvait énerver tant ses parents que ses professeurs.

Un peu dans son monde, il peut tout à coup surprendre son entourage lorsqu’il trouve un intérêt pour une activité particulière.

Plutôt bon élève jusqu’à l’entrée en première secondaire et sans jamais fournir de véritables efforts, il a commencé à moins bien travailler sans comprendre pourquoi.

Il est actuellement en échec total (sauf en anglais). Les parents parlent de décrochage.

Il montre des difficultés d’organisation et de planification tant à l’école qu’à la maison.

Depuis le début de sa scolarité, Luc interpelle les adultes.

Déjà à 5 ans, Luc avait attiré l’attention de son enseignante. Il parvenait toujours à s’isoler dans un coin de la classe à un moment de la journée pour réaliser l’activité qu’il avait décidée mais tout en écoutant les propos de l’institutrice.

A l’école primaire, il y a d’autres anecdotes. A titre exemplatif, les parents rappellent les résultats médiocres obtenus lors d’un contrôle en arithmétique en première année. Luc avait réalisé correctement les deux premiers exercices. Ayant estimé les autres identiques aux premiers, il avait décidé de ne pas les résoudre.

Par contre, il a toujours apprécié les activités extra scolaires. Ses parents parlent de son épanouissement lorsqu’il était aux louveteaux ou tout autre stage nature où il pouvait utiliser ses connaissances multiples et variées.

Aujourd’hui, la mère souligne la distraction peu commune de son fils. Il oublie et perd tout. Elle se heurte à son désordre innommable. Luc ne possède aucun cours en ordre et leur mise à jour régulière réclame beaucoup de temps et d’énergie de la part de la famille d’autant que tout est toujours à recommencer.

Les parents déplorent leur inefficacité auprès de leur enfant.

Ils disent ne pas comprendre les raisons de l’échec scolaire massif et inattendu de leur fils. Pourtant, ils lui offrent des cours particuliers dans les matières où l’échec est important.

La famille lui reconnaît une large culture générale et la facilité avec laquelle il aborde un sport, la peinture, l’informatique… Il semble tout réussir sans effort, dit le père. Rapidement, il peut accéder à un bon niveau. Mais visiblement pas sur le plan scolaire actuellement…

 

 

 

 

 

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